Hamdi Kasraoui se sent de plus en plus à l'aise
Jeudi 13 Mai 2010

A Auxerre, Hamdi Kasraoui a disputé son cinquième match de championnat sous le maillot lensois. A une journée de la fin de la saison, il aurait aimé que le plaisir dure un peu plus longtemps. Mais il espère bien que cette petite série de matches n'est que le début de l'aventure .
Hamdi Kasraoui, à l’occasion de la séance de dédicaces organisée à Bollaert samedi, on a pu constater que vous avez une belle cote auprès des supporters en ce moment…
C’est ça le football. Quand tu ne joues pas, les gens ne te connaissent pas. Ils se demandent même parfois qui tu es. Puis, une fois que tu as eu l’occasion de jouer deux ou trois matches, on commence à connaître ton nom. Cela fait toujours plaisir.
Il ne vous reste désormais plus qu’une rencontre à disputer cette saison. N’êtes-vous pas frustré que cela se termine déjà pour vous ?
C’est sûr, j’aurais aimé que la saison ne soit pas encore terminée, qu’elle dure encore au moins pour vingt matches ! Je viens juste de retrouver la compétition et elle me manquait vraiment. Jusqu’ici, cela s’est bien passé. Ce n’était pas évident de revenir après tant de mois sans jouer, mais j’ai compensé avec l’expérience.
Avez-vous l’impression de suivre une trajectoire ascendante au fil de vos prestations avec Lens ?
Oui. C’est en train de revenir, d’un match sur l’autre, tu retrouves tes repères dans ce jardin que représente la surface pour un gardien de but. La communication se met aussi en place avec les défenseurs et les sensations reviennent. Je me sens plus de plus en plus à l’aise sur le terrain et c’est tout à fait normal. Pour un gardien, les repères sont très importants !
Vous étiez arrivé à Lens avec le statut d’international tunisien. Ces quelques matches peuvent-ils vous permettre de revenir rapidement en sélection ?
En tout cas, de mon côté, je fais ce qu’il faut. Je fais mon travail à Lens. Après, il y a un sélectionneur. S’il m’appelle pour un prochain match, alors tant mieux. De toute façon, cela restera toujours un honneur pour moi de porter le maillot de la Tunisie.
Vous achevez votre première année en Europe et en France. Quel bilan en tirez-vous ?
Franchement, cette saison a été très dure pour moi. C’était difficile de me retrouver sans jouer, alors que je suis un compétiteur. Mais Dieu merci, j’ai eu cette petite chance en fin de saison. Mieux vaut tard que jamais, comme on dit. J’ai pu jouer à Bollaert, participer à des matches de Ligue 1. Je suis content de ça. Maintenant, j’espère que c’est là le début d’une nouvelle carrière en France.
Tirez-vous des enseignements positifs de cette expérience inédite pour vous ?
Cette situation m’a beaucoup appris. Ça forge la personnalité parce que c’est difficile de vivre ça. C’est vrai qu’il y a des moments où tu te dis que tu pourrais lâcher. Mais finalement, tu t’accroches pour répondre présent si un jour on fait appel à toi. Il faut toujours y croire car les matches finissent forcément par arriver. La preuve !
Propos recueillis par Christophe Schaad (Lensois.com)